Le test écrit de mobilisateur communautaire permet d’évaluer la capacité du candidat à transmettre des messages éducatifs clairs, à utiliser des outils de sensibilisation et à travailler efficacement avec les communautés locales.
Ce type de test est fréquent dans les ONG, projets humanitaires, programmes de santé publique, nutrition, hygiène et protection.
L’objectif principal est de vérifier si le candidat comprend les principes de communication communautaire, d’approche participative et de changement de comportement.
Compétences évaluées lors du test
Le recruteur cherche à mesurer plusieurs compétences essentielles.
La capacité à formuler un message éducatif efficace. Un bon message doit être clair, précis, concis, attrayant et adapté au contexte culturel.
La maîtrise des outils de sensibilisation. Le mobilisateur doit savoir utiliser des supports comme les affiches, la boîte à images, les dépliants, la radio communautaire ou les séances de projection.
La connaissance des messages clés en santé publique. Par exemple :
- allaitement maternel exclusif pendant six mois
- respect du calendrier vaccinal
- planification familiale
- hygiène des mains
- consommation d’eau potable
La compréhension des techniques de mobilisation telles que :
- sensibilisation porte à porte
- entretien structuré
- entretien semi-structuré
- focus group
La connaissance des approches participatives comme PHAST, MARP ou ATPC.
Notions importantes abordées dans le test
Le focus group est un groupe de discussion organisé selon l’âge ou le sexe afin de favoriser une participation inclusive et interactive.
La technique de la traversée à pied consiste à observer un village en parcourant la communauté afin d’identifier les risques sanitaires.
L’approche communautaire implique l’engagement actif de la population dans l’identification et la résolution de ses propres problèmes.
L’approche participative permet l’appropriation du projet par la communauté et favorise la durabilité des actions.
Les méthodes comme PHAST, MARP, ATPC, IEC et CCC sont utilisées pour promouvoir le changement de comportement et améliorer les conditions de vie.
QCM Mobilisateur Communautaire avec corrigé
Question 1
Un bon message éducatif doit être :
A. Long et détaillé
B. Clair et précis
C. Confus
D. Technique uniquement
Réponse correcte : B
Un message efficace doit être clair, précis et compréhensible par tous.
Question 2
La sensibilisation porte à porte permet :
A. De toucher uniquement les leaders
B. D’impliquer directement les ménages
C. D’éviter le dialogue
D. De limiter la participation
Réponse correcte : B
Cette méthode permet un contact direct avec chaque foyer.
Question 3
L’approche participative permet :
A. D’imposer les décisions
B. D’exclure la communauté
C. De favoriser l’appropriation du projet
D. De réduire la communication
Réponse correcte : C
Elle encourage la participation active et l’engagement communautaire.
Question 4
La méthode PHAST concerne principalement :
A. La gestion financière
B. L’hygiène et l’assainissement
C. Le marketing
D. La logistique
Réponse correcte : B
PHAST est une méthode participative axée sur l’hygiène et l’assainissement.
Question 5
Lors d’une épidémie de diarrhée, il est important de :
A. Ignorer les règles d’hygiène
B. Consommer de l’eau non traitée
C. Se laver les mains régulièrement
D. Éviter toute communication
Réponse correcte : C
Le lavage des mains et l’eau potable sont essentiels pour prévenir la propagation.
Formations et qualifications recommandées
Pour exercer comme mobilisateur communautaire, plusieurs formations sont adaptées.
Un diplôme en santé publique, développement communautaire, sciences sociales ou travail social constitue un atout important.
Une formation en communication pour le changement de comportement (CCC) est fortement recommandée.
Des formations en WASH (eau, hygiène et assainissement), nutrition ou protection renforcent le profil.
Une connaissance des approches participatives comme PHAST, ATPC ou MARP est un avantage significatif.
Des compétences en animation communautaire et en gestion de groupes sont essentielles.
La maîtrise des langues locales facilite l’intégration et l’efficacité sur le terrain.

