UNICEF recrute en ce moment cinq consultants nationaux pour le contrôle technique des infrastructures WASH, répartis entre le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Grand Kasaï. C’est le genre d’offre qui passe parfois inaperçu, parce qu’elle ne ressemble pas à un poste classique. Pas de CDI, pas de contrat d’entreprise, mais une mission avec un objectif précis et une durée définie. Et pourtant, c’est une porte d’entrée sérieuse vers les organisations internationales, souvent plus accessible qu’on ne le pense.
Ce qui différencie une consultance d’un poste salarié
Une consultance se construit autour d’un livrable, pas d’une fonction permanente. Pour le poste WASH d’UNICEF, il s’agit d’évaluer techniquement des infrastructures d’eau, d’assainissement et d’hygiène, avec un rapport à produire en fin de mission. On juge un consultant sur ce qu’il livre, pas sur son ancienneté dans la structure.
Ça change la logique de candidature. Un recruteur de consultant cherche une expertise précise et immédiatement mobilisable, pas un potentiel à développer sur plusieurs années. La spécialisation technique compte donc davantage qu’un profil généraliste.
Le profil que recherchent les agences onusiennes
Pour un poste comme celui-ci, une formation d’ingénieur (génie civil, hydraulique, environnement) constitue la base, mais elle ne suffit pas seule. Ce qui distingue les candidatures retenues, c’est une expérience de terrain concrète sur des infrastructures similaires, si possible déjà dans un contexte humanitaire ou de développement.
La connaissance des standards techniques utilisés par les agences onusiennes (normes Sphère pour le WASH, par exemple) est souvent vérifiée directement en entretien ou via un test technique. Une expérience antérieure avec une ONG ou une agence des Nations Unies, même courte, rassure énormément un recruteur habitué aux procédures spécifiques de ce type d’organisation.
Comment se positionner sur une offre de consultance
Le CV pour une consultance gagne à être organisé différemment d’un CV classique : plutôt qu’un historique chronologique complet, mieux vaut mettre en avant les missions et projets les plus pertinents pour la mission proposée, avec des résultats techniques précis (nombre de sites évalués, type d’infrastructures inspectées, recommandations produites).
Une proposition technique et financière est souvent demandée en complément du CV. C’est là que beaucoup de candidats perdent des points, en sous-estimant l’importance de détailler clairement sa méthodologie de travail plutôt que de se contenter d’annoncer un tarif journalier.
Ce que ça change pour la suite de la carrière
Une mission de consultance réussie ouvre souvent la porte à d’autres missions, avec le même bailleur ou avec d’autres agences qui se recommandent entre elles. C’est un secteur où la réputation professionnelle circule vite, dans un sens comme dans l’autre. Un rapport de qualité livré dans les délais construit une crédibilité qui compte plus, à terme, qu’un poste permanent obtenu une seule fois.
Pour un professionnel technique qui hésite entre un poste salarié classique et la voie de la consultance, il n’y a pas de bonne réponse universelle. Mais la consultance mérite d’être considérée sérieusement, en particulier pour ceux qui ont déjà une expertise pointue et l’envie de travailler sur des missions variées plutôt que sur un seul poste dans la durée.
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